SOS météores

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Scénario : Jacobs, Edgar Pierre
Dessin : Jacobs, Edgar Pierre
Couleurs : Jacobs, Edgar Pierre
Dépot légal : 01/1980
Editeur : Lombard
Planches :62

  • Le résumé de Daniel Telliez : Des phénomènes météorologiques d’une alarmante ampleur sévissent sur toute l’Europe occidentale, bouleversant la vie de millions d’hommes… À un hiver long et meurtrier a succédé un dégel propice aux inondations. Ces calamités n’ont pas épargné la France, et c’est dans un Paris que les affres du temps ne laissent pas d’inquiéter la population que débarque le professeur Mortimer. Préoccupé par ces fluctuations météorologiques et ses désastreuses conséquences, son gouvernement l’a chargé d’en déterminer les causes, et c’est avec cet objectif en tête qu’il se rend à Jouy, chez son vieil ami le professeur Labrousse, directeur de la météo. Mais Mortimer est détourné de ces préoccupations scientifiques passionnantes par une malheureuse affaire : la disparition inexpliquée du chauffeur de taxi que Labrousse avait envoyé chercher Mortimer à la gare. De fait, Mortimer est le dernier à l’avoir vu vivant et devient le principal suspect de la police. Notre bouillant Écossais décide de résoudre cette nouvelle énigme, et compte sur l’aide du capitaine Blake, lui aussi de passage en France. Le chef du MI5 est sur la piste d’un réseau d’espions dont le centre semble se situer à Paris même. Cependant Mortimer disparaît à son tour, avant d’avoir pu contacter Blake. Dès lors, ce dernier, aidé de Labrousse, se lance dans une double enquête : débusquer la mystérieuse filière, et retrouver son ami. Il va rapidement se rendre compte que tout semble lié : les catastrophes climatiques, la disparition de Mortimer et du chauffeur, et l’existence de ce réseau dont on ignore les motivations et les fantastiques possibilités. Et sur tout cela plane l’ombre inquiétante d’Olrik et d’une puissance étrangère aux moyens colossaux et aux intentions hostiles…
  • L’auteur et illustrateur : Edgard Félix Pierre Jacobs, plus connu sous le nom d’Edgar P. Jacobs, auteur belge de bandes dessinée est l’auteur de la série des Blake et Mortimer, et un des collaborateurs d’Hergé.Doué en dessin depuis l’enfance, Edgard Jacobs ne rêvait que d’opéra. Il exerça plusieurs métiers avant de pouvoir assouvir sa passion : dessinateur de bijoux, retoucheur de photographies, illustrateur de catalogues pour les grands magasins de Bruxelles, publicitaire. Après avoir été figurant dans les années 20, il obtient en 1929 le Grand prix de chant du gouvernement. Jusqu’en 1940, Jacobs vit de sa passion mais il doit se reconvertir à cause de la guerre. Il se tourne alors vers l’illustration, illustrant des contes puis collaborant à la revue Bravo jusqu’en 1946. Quand la bande dessinée américaine Flash Gordon est interdite par l’occupant allemand, on lui donne la responsabilité de la terminer à sa façon pour ne pas laisser les lecteurs sans dénouement. Il publie ensuite, dans Bravo, sa première bande dessinée, Le Rayon U dans le même style d’aventures/science-fiction. Les personnages de Blake et Mortimer n’apparaissent pas encore dans ce premier volume édité qui préfigure pourtant leur univers. En 1943, il rencontre Hergé qui l’engage comme coloriste et décoriste. Il travaillera avec lui pendant quatre ans avant de se consacrer à Blake et Mortimer. En 1977, Jacobs publie son dernier volume : le premier tome des « 3 Formules du professeur Satō » dont l’action se déroule au Japon. Le second volume paraît à titre posthume treize ans après le premier. Il est entièrement dessiné par Bob de Moor avec l’aide de Geert de Sutter, d’après le scénario et le pré-découpage des planches de Jacobs. Depuis, les aventures de Blake et Mortimer connaissent de nouveaux épisodes conçus par différents dessinateurs et scénaristes. Il est décédé le le 20/02/1987.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Avant le Piège Diabolique et l’Affaire du Collier, Blake et Mortimer font leur première vraie incursion sur le territoire français avec SOS Météores (on peut d’ailleurs voir une certaine trilogie dans ce triple enchaînement en France).
    Une nouvelle fois, c’est Mortimer qui fait la locomotive et Blake qui rattache les wagons ! Quand le premier monopolise les vingt-trois premières pages, le second rattrape le temps perdu dans les trente suivantes et mène l’enquête à lui tout seul pour sauver son ami. Un de mes Blake et Mortimer favoris… de ceux que je relis très régulièrement. Une histoire captivante, et qui redevient d’actualité !
    Y’ a plus de saisons !
    Les décors de la banlieue, dans l’actuel département des Yvelines ont été minutieusement reproduits par Jacobs, et la poursuite avec les trains de la grande ceinture et de la ligne de Sceaux (actuel RER B) sont un régal pour le connaisseur. SOS Météores est une BD de très haut niveau, le scénario file justement comme un météore, des rues de Paris la nuit sous la pluie battante jusqu’à la grimace de rage d’Olrik on ne reprend pas son souffle. Certains passages auront marqué la série (et l’imaginaire du lecteur !), comme la balade nocturne de Mortimer sous la neige au château du Troussalet ou encore cette incroyable poursuite entre Blake et Sharkey qui s’étale sur 8 pages entières !
    Un album qu’on ne se lasse pas de relire et qui reste d’actualité dans notre société.
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L’incroyable arnaque

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Daniel Picouly
Frédéric Pillot
ISBN : 2226318682
Éditeur : ALBIN MICHEL (2015)

  • Le résumé de Daniel Telliez  : Vous voulez vous enrichir ? D’accord ! Mais attention, une incroyable arnaque menace de vous plumer !
    Vous ne voulez pas devenir pigeon ? Alors suivez Little Piaf, Bouquinette, et leurs amis mousquetaires ! Avec l’aide de l’étrange Krak Karante, venez déjouer le complot de l’infâme cardinale contre Blanche de Nevers et sa fortune… Le courageux et espiègle Little Piaf reprend du service ! Tandis qu une poule aux oeufs d or met Paris sens dessus dessous avec ses recettes infaillibles pour faire fortune, un mystérieux banquier propose de transformer l’or en monnaie papier. Au milieu de cette agitation, Little Piaf surprend un complot qui vise Blanche de Nevers, une riche veuve dont l’enfant a été kidnappé il y a bien longtemps… Et évidemment, quand il est question d’escroquerie, le Cardinal Rouge n est jamais loin.
    Le danger rôde, mais Little Piaf peut compter sur les fidèles Zozios et sur Bouquinette pour l’aider ! Une aventure au rythme trépidant, des poursuites et des combats à l’épée, des révélations, le tout sur fond de malversations financières.
    Une histoire pleine d’action, d’argent, de trahison, de duels, de passages secrets et autres mécaniques implacables et mystérieuses.
  • L’auteur : Daniel Picouly est né en 1948. Il est le onzième des treize enfants de Paulette Morvandiote, et de Roger Tarbais d’origine martiniquaise, chaudronnier à Air France. Enfance multi heureuse à Villemomble (en pavillon minuscule) puis à partir de 1962 à Orly (en HLM cité Million). Scolarité un peu fantaisiste et buissonnière, il ne passe pas le baccalauréat, et pourtant… En 1968, après un diplôme de comptabilité (BSEC), il entre en faculté de Droit à Assas (Paris II). Il continue ses études universitaires à Dauphine (Paris IX) pour une licence, puis une maîtrise de gestion option marketing et finances. En 1973, à la mort prématurée de son père, il doit abandonner son doctorat pour travailler. Il devient -et pour une quinzaine d’années- maître auxiliaire dans des lycées de banlieue parisienne : Klemlin-Bicêtre, Saint-Ouen, Argenteuil, Villepinte … en classe de section G (tertiaire).En 1988, il finit par passer les concours et devient professeur en BTS force de vente à Mitry-Mory, puis à Paris 13è. où il enseigne la communication et la négociation. 1991… première publication . Il n’a jamais ni commencé ni cessé d’écrire, son premier livre La Lumière des Fous paraît aux Editions du Rocher en octobre 1991. La Série noire chez Gallimard l’avait jugé « trop noir »…mais il y publie ensuite les titres policiers Nec et Les larmes du chef. 1996 … le Prix des Lectrices de ELLE; Françoise Verny l’incite à écrire l’histoire de sa famille et son premier roman autobiographique Le Champ de personne, chez Flammarion, recevra le Prix des Lectrices de ELLE. Le début du succès. 2000 … Le Prix Renaudot avec L’Enfant léopard, publié chez Grasset, il reçoit le Prix Renaudot en 2000. Il renonce alors à l’enseignement pour se consacrer à son métier d’écrivain.
    Viennent ensuite les romans Paulette et Roger, Fort-de-l’eau, Le cœur à la craie, La treizième mort du Chevalier, Un beau jeudi pour tuer Kennedy et 68 Mon Amour (titré Le Général et moi en version poche), tous publiés chez Grasset. 2001 … Naissance de Lulu Vroumette. Il lance pour la jeunesse les aventures d’une tortue « véloce », Lulu et sa bande d’animaux de la forêt, illustrées par Frédéric Pillot, dont les éditions Magnard publient le dix-septième album fin 2013. En 2009, Mondo TV décide de produire le dessin animé en 3D Lulu Vroumette, diffusé à partir du mois d’octobre 2010 sur France 5.
  • L’illustrateur : Frédéric Pillot est dessinateur. Il est né à Hayange en Moselle, il décide de s’orienter vers les mines de crayons à défaut des mines de fer. Il suit les cours de l’atelier de Claude Lapointe aux Arts Décoratifs de Strasbourg où il vit actuellement avec sa femme et ses enfants. Sa carrière commence par des albums historiques, comme
    Tambow, en collaboration avec Claude Guth, qui retrace l’épopée de déportés partis se battre en Alsace. Sur un scénario de Roger Seiter, dont c’est aussi la première fiction pure, il publie
    Simplissicimus en 1994 aux éditions Glénat. En dessinant, Frédéric Pillot parcourt 252 mètres par heure avec son crayon. Depuis qu’il travaille, il en est à 11 037,6 km. C’est dingue, non ? Il collabore très régulièrement avec les Éditions Milan et Milan Presse mais publie aussi chez Delcourt, Glénat.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Le premier tome des aventures de Little Piaf était inspiré par Alexandre Dumas, le second, tout en gardant les « mousquetaires » et l’infâme cardinale, sans oublier Mie Lady (difficile de se passer d’eux) lorgne plutôt du côté de Paul Féval et de son célèbre Bossu.
    La vie est toujours aussi difficile quand on est un moineau de Paris – ou pire, un pigeon. Ajoutez à cela que Little Piaf n’est pas vraiment un fan de lecture, ce qui est un comble quand on est épris, comme lui, de la belle et douce Bouquinette. Aussi, quand il découvre deux terribles complots, c’était déjà beaucoup, mais quand il s’aperçoit que sa chère et tendre est la victime de l’un d’entre eux, il ne lui en faut pas plus pour se jeter dans la bagarre, quitte à y laisser quelques plumes et à en faire perdre beaucoup à d’autres. C’est un plaisir de retrouver la bande de little piaf, un texte toujours aussi savoureux, des illustrations d’exception…et l’occasion d’expliquer quelques bases d’économies aux plus petits…  L’intrigue est bien menée, ébouriffante, devrais-je dire, et les jeux de mots, nombreux, sont autant de rappel des autres arnaques qui ont eu lieu au cours du temps.

 

Lili veut un téléphone portable

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Auteurs : Dominique de Saint-Mars, Serge Bloch
Genre : Jeunesse
Éditeur : CALLIGRAM (2010)

  • Le résumé de Daniel Telliez : Lili meurt d’envie d’avoir un téléphone portable comme Valentine. Mais ses parents disent que c’est peut-être dangereux et qu’elle n’en a pas besoin. Lili, jalouse et frustrée, traite Valentine de frimeuse…
    Celle-ci va-t-elle se venger ? Lili aura-t-elle son téléphnone ?
    Ce livre de Max et Lili parle du téléphone portable, de son utilité pour être plus indépendant et des dangers possibles… Il fait gagner du temps mais il en prend beaucoup, il supprime les distances mais il fait être là sans être là, il rend libre mais accro… Peut-être qu’avant de communiquer à tout prix, faut-il apprendre à réfléchir tout seul, à s’organiser, à parler avec ceux qui sont près de soi et à profiter du moment présent.
  • L’auteur : Dominique de Saint-Mars est un auteur français de littérature d’enfance et de jeunesse.Elle a fait des études de psychologie. Elle écrit souvent avec Serge Bloch qui illustre ses livres. Elle est connue grâce à ses BD Max et Lili, qui met des sujets graves à la portée des enfants, sur la famille, la santé, l’éducation, et les BD publiées dans le magazine Astrapi. Elle a aussi travaillé à la radio (RFI).
  • L’illustrateur : Serge Bloch, né le 18 juin 1956 à Colmar est un illustrateur français.Il fréquente l’atelier d’illustration de Claude Lapointe à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg puis commence à travailler pour la presse enfantine. Il est notamment rédacteur en chef visuel du journal Astrapi. Sa série Max et Lili (éd. Calligram, plus de 70 tomes parus), sur des textes de Dominique de Saint-Mars, est un classique de l’édition jeunesse.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Un bon « Lili » qui traite d’un sujet « sombre » pour nous, parents: le téléphone portable pour nos têtes blondes et brunes!
    Le déroulement de l’histoire explique bien les motivations des enfants pour obtenir un portable (faire comme tout le monde, le lien avec les amis; la technologie), les motivations de parents pour accepter ou refuser. Les dangers du portable avec les autres ( se faire filmer à son insu etc…) et les potentiels dangers physiques. Sympa mais ça sent un peu trop le langage prêché par un adulte pour que les enfants ne veulent plus de téléphone. Le combat semble en plus de plus en plus perdu de nos jours !

 

La grande arnaque

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Scénario : Trillo, Carlos
Dessin : Mandrafina, Domingo
Dépot légal : 02/1998
Editeur : Albin Michel
Collection : L’Écho des Savanes
Format : Format normal
Planches :124

  • Le résumé de Daniel Telliez : Imaginez un monstrueux dictateur qui couche avec sa nièce tout en la faisant passer pour la nouvelle vierge rédemptrice…
    Imaginez un journaliste fouineur qui découvre des photos compromettantes du chef de la police…
    Imaginez un ancien nazi qui aime bien la manipulation et le chantage et qui ne craint pas de s’en servir…
    Imaginez une grosse embrouille… La grande arnaque !
  • L’auteur : Carlos Trillo est un scénariste argentin de bande dessinée.

    Il commence sa carrière de scénariste prolixe à l’âge de 20 ans en écrivant un scénario pour le magazine Patoruzu. En 1973, il prend la direction du magazine irrévérencieux Satiricon. L’année suivante il rencontre Alberto Breccia avec qui il entame Un certain Danari, puis Horacio Altuna avec qui il crée Chavez le fou. Mais la dictature militaire de 1976 interrompt la parution de la revue et Trillo est obligé de revenir à un discours plus conventionnel. Il élargit alors son activité et commence à écrire pour diverses revues (El Pendulo, Humor, Superhumor…), tout en continuant à collaborer avec Altuna sur de nombreux titres dont Charlie Moon, Merdichevski, Les Petites Portes de M. Lopez et Slot Machine. Il débute au même moment une collaboration avec Domingo Mandrafina à travers Histoires sans paroles, puis El Husmeante. Dans les années 80 il continuera à développer son style et à travailler et ferait naitre de nombreuses série avec la crème des dessinateurs argentins : Peter Kampf et Cosecha Verde toujours avec Madrafina, Carnage Plus et Light and Bold avec Jordi Bernet), Fulù, Simon et JC Benedict avec Eduardo Risso ou encore Gangrène avec Juan Gimenez. C’est en 1992 qu’il crée sa série la plus connue, Cybersix, récit d’anticipation présentant des créatures manipulés génétiquement brillamment illustré par Carlos Meglia. C’est la même année qu’il signe Spaghetti Brothers, un deuxième succès illustré cette fois par le fidèle Mandrafina, qui plonge le lecteur dans la mafia italienne et ses règlements de comptes. En 2000, avec le dessinateur Walter Fahrer il écrit Mon nom n’est pas Wilson. Le nouvel éditeur Erko publie deux nouvelles séries de Trillo illustré par Bobillo : Bird et Zachary Holmes. Un grand nombres de ces ouvrages sont inédits en France avec des auteurs peu connus dans l’hexagone : Grogro avec H Domingues Pino Sauro, Tartan, Zandunga avec Saborido Hoover avec J. Zaffino Cenicienta 2000 avec J. Trigo. La production de ce scénariste est impressionnante.

  • Le dessinateur : Argentin, Domingo Mandrafina est né à Buenos Aires en 1945. Il commence sa carrière en 1970, son premier ouvrage publié en France est « Histoires sans paroles » avec Trillo en 1979, scénariste avec qui il travaille durant toute sa carrière. Ils réalisent « Le Fouineur », « Spaghetti Brothers », « Vieilles Canailles » (qui reprend les mêmes personnages), «La Grande Arnaque » (récompensé à Angoulême 1998), « L’Iguane », etc… Son dessin est tout simplement saisissant, dans le même esprit que celui d’Abuli pour « Torpedo ». Mandrafina est un grand nom de la bande dessinée.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : On se situe ici entre la parodie désabusée d’une dictature sud américaine et le comportement romantique d’un détective privé au caractère passionné, comme sait si bien les décrire Trillo.  « La grande arnaque » est à l’origine une BD argentine avec aux commandes deux auteurs qui ont réussi un bien beau thriller politique. Leurs personnages sont caricaturaux et crédibles à la fois, leur méchant star (L’iguane) est vraiment un des pires méchants jamais créés par la BD, et leur histoire est tout simplement un bijou à dévorer. Un scénario et des personnages déjantés le tout magnifiquement rythmé. Le noir et blanc donne une ambiance du style « cuba 1940-50 » et accentue le côté tragico-comique de cette BD. Je le recommande.

Le bourreau : justice divine ?

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Scénario : Gabella, Mathieu
Dessin : Carette, Julien
Dépot légal : 05/2016 (Parution le 11/05/2016)
Editeur : Delcourt
Collection : Terres de Légendes
Pages : 54

  • Le résumé de Daniel Telliez : Il est le bourreau de Paris. La justice de Dieu. Aucun coupable ne peut lui échapper. Jusqu’au jour où… Entre récit historique et super-héros, la nouvelle saga du scénariste de La Licorne.

    Paris, dans un Moyen Âge finissant… À l’instant et à l’endroit de son choix, ils viendront tous, pour expier leur crime et mourir par son épée. Les Parisiens l’appellent « l’heure du Bourreau », et nul ne peut y échapper… Car celui qui applique la sentence est invulnérable. Bras armé du Parlement, il incarne une justice de classe qui va soudain vaciller lorsque face à lui se dresse le Bouffon, un saltimbanque capable de détruire toutes ses certitudes…

  • L’auteur : Mathieu Gabella est un scénariste de bande dessinée. Après une formation d’ingénieur à l’école des Arts et Métiers, puis un troisième cycle à l’École nationale supérieure du pétrole et des moteurs (ENSPM), ses études se terminent en 2001 : il décide alors de se consacrer à l’écriture. Pour la bande dessinée, d’abord, puisque c’est par ce biais qu’il commence sa carrière de scénariste.

    En 2004, Mathieu Gabella publie chez Petit à Petit son premier album grand format, 46 pages, « La Chute », avec Poulos, l’ami qui lui a mis le pied à l’étrier. La même année parait le premier tome de la série Idoles, aux éditions Delcourt, avec Emem au dessin et Lou à la couleur. Le premier tome de « La Licorne », avec Anthony Jean, aux éditions Delcourt, sort en 2006. Il participe à la collection Sept, dirigée par David Chauvel, pour lequel il écrit « Sept Prisonniers » (2009), illustré par Patrick Tandiang et Yves Lencot. En 2012, il va clôturer deux autres séries de bande dessinée : « Le Mystère Nemo », avec Kenny Ruiz et Maz, adaptation libre de l’Île mystérieuse de Jules Verne où il ré-explore le passé du fameux capitaine ; ainsi que « 3 Souhaits », avec Paolo Martinello. Il participe aussi à deux autres projets dirigés par David Chauvel : la série « La Grande Évasion » (2012) aux éditions Delcourt, où il écrit le Labyrinthe, illustré par Stefano Palumbo et Lou et la série « WW 2.2 » (2013), chez Dargaud, avec le tome 3 Secret Service, illustré par Vincent Cara et Lou. Il a déjà écrit deux scénarios de court-métrages et a écrit pour une série d’animation appelée « Mikido », pour Methodfilms.

  • L’illustrateur : Né en 1978 à Denain, Julien Carette baigne tout petit dans la BD en dévorant et recopiant sans vergogne les albums de la collection paternelle. Autodidacte, il devient graphiste au Mans et se lance en parallèle dans l’aventure de l’illustration. Il travaille pour des fanzines, la presse, le disque ou encore dans le jeu comme designer, notamment pour Asmodée et Urban Rivals. Il élabore divers projet BD et passe par la case animation chez Timoon (Genao) en 2009 où il travaille comme designer sur la série Monk, la cata sur pattes. En 2010, il est contacté par Jean David Morvan pour reprendre la série Nomad chez Glénat.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Ce tome 1, intitulé justice divine, nous présente le personnage masqué du Bourreau, invincible, invulnérable, doté d’un don psychomantique permettant d’identifier les criminels en touchant les objets ayant appartenu à leurs victimes, et du don de convoquer ceux dont il connaît le nom et le visage au lieu et à l’heure de son choix… Mais ses pouvoirs viennent de son anonymat, et ils disparaissent dès lors qu’il est en présence de quelqu’un qui connaît son identité cachée ! Le récit oscille entre passé et présent et le tout forme un magnifique hommage à la culture super-héroïque dite sombre et à tous ses codes. Avec cette bande dessinée on a une transposition des supers héros dans un Paris moyenâgeux.  Les décors sont splendides participant au dynamisme des scènes d’action. Quant aux dessins, ils arrivent très finement à montrer la chute de ce personnage.Pour ceux qui ont des affinités avec l’univers des comics., laissez vous tenter !

Le dernier jour d’un condamné

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Scénario : Gros, Stanislas
Dessin : Gros, Stanislas
Couleurs : Galopin, Marie
Adapté de : Hugo, Victor
Dépot légal : 05/2007
Estimation : non coté
Editeur : Delcourt
Collection : Ex-Libris
Format : Format normal

  • Le résumé de Daniel Telliez : Et si vous étiez condamné à mort ? Quelles seraient vos angoisses ? Où iraient vos pensées avant votre exécution ? C’est cette dernière journée d’un prisonnier que Victor Hugo, suite à la condamnation à la peine capitale de l’un de ses amis d’enfance, a décidé de mettre en scène dans ce récit sombre et impitoyable. En 1829, Victor Hugo est déjà un écrivain reconnu quand il publie  » Le Dernier Jour d’un condamné « , où apparaissent ses préoccupations humanitaires et sociales. Il livre ainsi un témoignage brute, véritable réquisitoire citoyen pour l’abolition de la peine de mort, qui préfigure les nombreux discours politiques qu’il prononcera ultérieurement.
  • Le scénariste et illustrateur : Stanislas Gros est scénariste et illustrateur de BD.Depuis quelque temps, on peut voir ses dessins sur son blog : Le blog de Stanisla Gros , où il est principalement question de rayures verticales, de terrasses de café et de dandysme. Le Dernier Jour d’un condamné est son tout premier album.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : BD adaptée de l’oeuvre de Victor Hugo, qu’il a voulu comme un plaidoyer contre la peine de mort.
    Un homme est condamné à mourir sur l’échafaud dans six jours. Au fond de sa cellule, un sombre et pitoyable cachot, il rumine ses pensées, ses regrets, ses angoisses et ses cauchemars avant le jour de son exécution. Les jours et le décompte des heures défilent, ainsi que les ultimes visites au prisonnier… Visuellement, dans le dessin, et dans les pensées du narrateur, la mort est omniprésente. Et pourtant, on trouve quelques traits humoristiques dans quelques scènes mi absurdes mi décalées. Les dessins en couleur de cette BD sont en accord avec le texte mais dans certains passages , ils peuvent-être effrayants pour les jeunes lecteurs . Un ouvrage que je recommande pour renouer contact avec cette oeuvre ou simplement la découvrir !

Arnaques à Central Park

Comme ce sont les vacances, une petite BD jeunesse…

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Editeur : Editions Milan
Genre : Roman Jeunesse
Année : 2016
Sujet : Roman d’aventure : Enquête, Roman jeunesse

Titre : Arnaque à Central Park
Les enquêtes de Scarlett et Watson
Les enquêtes de Scarlett et Watson
Auteur : Jean-Michel Payet (Auteur), Mélanie Allag (Illustrateur)

  • Le résumé de Daniel Telliez : Prénom : Scarlett. Signe distinctif : détective en herbe. Particularité : son chat Watson l’aide dans ses enquêtes… Petit détail : le plus malin des deux n’est pas celui qu’on croit ! Trop de chance ! Scarlett et Bao ont gagné un séjour d’une semaine à New York. A eux la Grosse Pomme ! Hélas, Watson, qui a horreur de l’avion, n’est pas du voyage. C’est bien dommage car Scarlett se fait voler un origami d’une grande valeur. Qui a osé ? Pourquoi ?
    Scarlett et Bao mènent l’enquête au coeur de Central Park, et, heureusement, Watson n’est jamais bien loin.
  • L’auteur : Jean-Michel Payet est un architecte, illustrateur et écrivain. Il vit en banlieue parisienne. Il a suivi les cours d’architecture de l’École des Beaux-Arts et ceux des Ponts et Chaussées.En parallèle de sa profession d’architecte-urbaniste, Jean-Michel Payet a illustré de nombreux livres depuis 1990, notamment chez Casterman. Il est également auteur de plusieurs romans pour enfants et dans ce secteur il est sélectionné pour de nombreux prix avec “Mademoiselle Scaramouche“ : Prix des Incorruptibles, Prix Ados Rennes/Ille-et-Vilaine, Prix Escapage, Prix Ados des Hautes Pyrénées. Il donne pour la jeunesse également “Ærkaos“ ainsi que “Dans la nuit blanche et rouge“ qui sort en septembre 2012.
  • L’illustratrice : Mélanie Allag est illustratrice. En sortant de l’école des Beaux-arts d’Angoulême, Mélanie Allag a fait ses premiers pas dans la presse jeunesse (Bayard presse). Illustrer des thèmes imposés ou concevoir des pages jeux pour les magazines jeunesse lui a permis de varier les projets et d’acquérir l’expérience pour proposer aujourd’hui des réponses graphiques plus personnelles. Les crayons de couleur sont ses outils de prédilection. Elle vit et travaille à NantesPour plus d’informations voici son blog  : Le blog de l’illustratrice
  • Ce que Daniel Telliez en pense : En se baladant dans Central Park, Scarlett craque pour un petit origami en forme de souris pour son ami félin. Mais quelques minutes plus tard, il a disparu. Qui a bien pu voler ce petit objet de papier qui semble sans valeur…
    « Lorsque j’aurai démasqué la voleuse, je vais te me la je ne sais pas quoi ! »
    Et si il s’agissait de l’oeuvre d’un artiste célèbre ? Et si la bande des Rainbow girls qui tourne autour des deux amis n’étaient pas qu’un groupe de teens chanteuses ? Grâce aux photos prises par son copain Bao, la jeune détective en herbe se lance sur la piste de sa voleuse colorée. Scarlett peut compter sur l’aide de son Cyber-Cat qui analyse les indices qu’elle lui envoie au fur et à mesure et peut la guider dans son enquête. Pas question de lâcher l’affaire, Scarlett est bien décidée à récupérer l’objet ! Arnaque central park, un joli voyage dans les rues de New-York… Les textes sont simples et les illustrations superbes. Je le recommande vivement pour les petits amateurs d’enquêtes policières !

Le procès scorpion

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Public : Ados – Adultes
Catégorie : BD européennes
Genre : Aventure
Scénariste : Desberg (Stephen)
Dessinateur : Marini (Enrico)
Editions : Dargaud
71 pages

  • Le résumé de Daniel Telliez : Un inquisiteur au trouble passé est chargé, sous la menace d’un mystérieux commanditaire, de retracer le parcours du Scorpion. Il multiplie les interrogatoires en vue de préparer un procès et lève quelque peu le voile sur la personnalité et les motivations du Scorpion.
    Composé du récit de cet inquisiteur, des minutes de ses entretiens et de somptueuses illustrations de Marini, ce hors-série sera un incontournable pour tous les fans du Scorpion.
  • L’auteur : Stephen Desberg est né à Bruxelles de parents américains.Dès 1976 il écrit quelques courts récits complets dans le Journal « Tintin ».Ce n’est réellement qu’en 1978 qu’il démarre sa carrière de scénariste professionnel. Ainsi lancé dans le métier, il imagine successivement dans « Spirou », les séries « Mic Mac Adam » pour Benn en 1978, un premier essai de « Billy the Cat » avec Stéphane Colman en 1979, les aventures fantastiques de l’ange « Arkel » pour Marc Hardy en 1981 et l’ambiance africaine rétro de « Jimmy Tousseul » pour Daniel Desorgher en 1987. En compagnie de Johan de Moor, il entreprend « Gaspard de la Nuit » aux éditions « Casterman » et « La Vache » en 1992 publié dans « A suivre ». Stephen Desberg participe aussi au scénario du tome 2 de « Equator » avec Dany au éditions du « Lombard ».En mai 1996, il publie au « Lombard » avec Bernard Vrancken une nouvelle série « Le Sang Noir » et en 1997, la sortie de « L’étoile du désert ».Toujours avec Vrancken, il entreprend en avril 1999 une toute nouvelle série, pour la collection « La Troisième Vague Lombard » : « I.R.$ », un suspense aux intrigues politico-financières d’une brûlante actualité. En octobre 2000, il signe le scénario d’une nouvelle série chez « Dargaud » : « Le Scorpion » superbement dessinée par Enrico Marini. En 2001, il crée, avec Francis Valles au dessin, une nouvelle série, « Tosca ». En 2003, avec Daniel Koller chez Dargaud, il lance «Mayam», une série de fantasy théologique relatant les voyages d’un diplomate terrien ambitieux sur une planète aux mille et un cultes concurrents…En 2007, il signe un projet de thriller historique, à nouveau, avec Henri Reculé, intitulé « Cassio », pour le catalogue « Tout public » du Lombard. En 2011, il écrit pour Griffo, la série « Sherman », série ayant reçue le Prix POLAR de la Meilleure Série 2011 à Cognac / France.
  • Le dessinateur : Enrico Marini est né le 13 août 1969, à Liestal, dans le canton de Bâle-Campagne, en Suisse. Durant quatre années, de 1987 à 1991, il étudie le graphisme à l’École des Beaux-Arts de Bâle. Sa carrière débute réellement en 1987 au Festival de la Bande Dessinée de Sierre dans le cadre du concours des nouveaux talents.Ses dessins commenceront par être publiés dans : ‘La Tribune de Genève’. Face au succès remporté, naîtra le premier tome de la série : ‘Un Dossier d’Olivier Varèse’. Trois tomes d’Olivier Varèse suivent entre janvier 1992 et mai 1993. Puis c’est Georges Pop, journaliste de la Radio Suisse Romande, qui sera le scénariste du dernier épisode de cette première série ‘Le Parfum du Magnolia’. En 1992, Thierry Smolderen propose à Marini de changer d’univers. Leurs regards se tournent alors vers ‘Gipsy’, un vrai héros de chair et de sang, avec des défauts et un passé, mélange de cynisme, de force grossière et de sensibilité dissimulée. De par sa rencontre avec Stephen Desberg, Marini concrétise un rêve d’enfant – dessiner un western. ‘L’Étoile du Désert’, révèle, à travers un nouveau style, le talent incontestable de deux sommités de la bande dessinée. Depuis 1990, Enrico Marini a mis son talent de créateur d’univers graphiques au service de nombreux scénaristes parmi les plus fameux : Stephen Desberg pour ‘Le Scorpion’ et ‘L’Étoile du désert’, Jean Dufaux pour ‘Les Rapaces’. Mais le dessinateur (qui s’occupe aussi de coloriser ses propres planches) n’avait jamais laissé de temps au scénariste qui est en lui pour s’exprimer.
    La série ‘Les Aigles de Rome’ comble cette lacune et son désir de faire une bande dessinée solo. Le premier tome rencontre d’ailleurs un bon succès à sa sortie, autant du côté des lecteurs, que du côté des critiques.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Ce hors-série met en scène l’enquête d’un Inquisiteur concernant le Scorpion, sa vie, ses origines, et sa tache diabolique ou non ? Petit à petit, cet inquisiteur construit donc au travers d’interrogatoires, forcés ou non, un dossier concernant le scorpion. Par rapport à la série, il n’y a rien de bien nouveau, pas vraiment de nouvelles informations de données, juste un résumé de ce que nous avons pu apprendre dans les premiers tomes de la série. Je rapprocherais juste un manque de liaison parfois entre les différentes étapes du récit, les différents interrogatoires. Ce hors série comporte de beaux dessins, une petite intrigue qui nous replonge dans le passé lointain du Scorpion mais on reste un peu sur notre faim. Au final, on n’apprend pas grand chose.

La grande esroquerie

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Série : Le Casse

Titre : La Grande Escroquerie – Londres. 1977…
Tome : 4
Identifiant : 113244
Scénario : Duval, Fred
Dessin : Quet, Christophe
Couleurs : Basset, Xavier
Dépot légal : 08/2010 (Parution le 25/08/2010)
Achev. impr. : 07/2010
Editeur : Delcourt
Collection : Conquistador
Format : Grand format

  • Le résumé de Daniel Telliez : En 1977, l’Angleterre est malade: au plan économique, l’inflation est galopante, les entreprises obsolètes, le chômage en hausse, la livre sterling en baisse ; question morale, la population est partagée entre lutte syndicale et aspiration à l’ordre, la jeunesse attirée par la liberté radicale du mouvement punk. Dans ce contexte, Londres est sur les dents. La Reine Elizabeth ouvre son premier jubilé, tandis que les Sex Pistols, groupe interdit de cité, se prépare à jouer sur la Tamise. Les forces de l’ordre sont mobilisés. Ce jour-là des malfrats français s’apprêtent à écouler à quelques mètres de là 367 kilos d’héroïne pure, soit 105 millions de francs…
  • L’auteur : Fred Duval suit des études en Histoire. Il décroche sa maîtrise en étudiant les caricatures d’un journal relatant l’affaire Dreyfus. Il se découvre plus tard des talents de guitariste, et entraîne sa plume dans des fanzines et journaux d’étudiants. Il rencontre Olivier Vatine et Thierry Cailleteau, et décide de se lancer dans la bande dessinée…Première expérience: un strip régulier Fish’n’Ships, dans un quotidien régional : De Nice à Tahiti dessiné par Luc Turlan. Il écrit aussi des scénarios pour la télévision (dessin animé Arsène Lupin, Carnaby Street ). Sans cesse en activité, il a depuis créé deux autres séries: Travis dessiné par C. Quet et Lieutenant Mac Fly mis en scène par Jean Barbaud. Il scénarise aussi en compagnie de François Capuron un nouveau western, Gibier de Potence, mis en dessin par Fabrice Jarzaguet.
  • Le dessinateur : Christophe Quet est dessinateur. Il fait ses premiers pas dans la bande dessinée à Clichy où il effectue son service national comme objecteur de conscience au sein d’une association de scouts. Il dessine alors pour des journaux internes (comme le bimestriel «Bivouac») des planches humoristiques de quatre pages pour les 12-16 ans, mais ses premières amours demeurent les comics américains dont il s’inspire pour ses dessins.En allant vivre à Rouen, il se rapproche ainsi de son scénariste, Fred Duval.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Une touche so british qui m’a fait passer un excellent moment. Un dessin réussi et un background sympa, original et pas si artificiel qu’on pourrait le penser au départ. Des narcotrafiquants dealent sur les quais de Londres, tandis que la Reine Elizabeth fête son jubilé et que les Sex Pistols offrent un concert sur la Tamise. Qui va braquer qui ? Une « escroquerie » ingénieuse, savamment mis en scène… Je n’ai malheureusement pas accroché au graphisme mais j’ai apprécié cette redécouverte de Londres de la fin des années 70.

Que du bonheur : Appels manqués

Scénario : Jannin Frédéric, Langendries Catheline
Dessin : Jannin, Frédéric
Couleurs : Quadrichromie
Dépôt légal : 08/2008
Editeur : Le Lombard
Format : Grand format
Planches :49

appels-manques

  • Le résumé de Daniel Telliez : Ce quatrième tome de  » Que du bonheur !  » vous offre un crédit illimité, un téléchargement des pages en temps réel et vous donne droit à 300 appels gratuits. Ce serait moche de les manquer !Fredéric Jannin et Catheline poursuivent leurs chroniques de la «génération divorce» et «famille recomposée», un monde de rencontres sur Internet, de forfaits illimités et de technologie hostile. Comme à l’accoutumée, ces gags en une page dessinés d’un trait enlevé ont un arrière-goût aigre-doux. Parvenir à trouver et surtout à conserver un équilibre entre comique de situation et pathétique de cette même situation n’est pas un exercice aisé, mais Jannin et Catheline sont de véritables enfants de la balle ! Le rire de Jannin et Catheline soulage autant qu’il permet l’évasion…
    C’est à se demander si ces revigorantes tranches d’humour ne devraient pas être prescrites à doses quotidiennes et remboursées par la Sécu !
  • Les auteurs : Frédéric Jannin, né le 4 décembre 1956 à Uccle, à Bruxelles en Belgique, est un dessinateur de bande dessinée, humoriste et musicien, également homme de radio et de télévision. Parrainé par Franquin et Yvan Delporte, il s’est tout d’abord fait connaître en tant que dessinateur dans Le Journal de Spirou et Le Trombone illustré, les séries Germain et nous…, Les Démêlés d’Arnest Ringard et d’Augraphie ou encore Didi. Il montera plus tard plusieurs projets musicaux dont The Bowling Balls et Zinno, groupe dans lequel il partageait la vedette avec son ami Jean-Pierre Hautier. De 1989 à 1993, il fait partie des Snuls, groupe d’humoristes.Plus tard, sous le nom de Jannin et Liberski avec l’ex-Snul Stéphane Liberski, il continue depuis de produire des séries télévisées dont J’aime autant de t’ouvrir les yeux2, Froud et Stouf et Twin fliks, ainsi que des disques et spots publicitaires (notamment pour Devos Lemmens). Musicien, il a composé le dernier générique du Jeu des dictionnaires, avant la disparition de l’émission en 2011. Il apparaît également en tant que participant à diverses émissions de divertissement radiodiffusés et télévisuelles pour la RTBF ; ses dernières publications parurent dans Fluide glacial.

     

    Catheline (pseudonyme de Catheline Langendries) est infographiste, scénariste et coloriste de bandes dessinées. Elle a appris mon métier auprès de Frédéric Jannin, en étroite collaboration pendant 6 ans.

  • Ce que Daniel Telliez en penseAppels manqués, comme ses grands frères, se situe dans le cadre de la famille moderne recomposée et l’observe, cette fois-ci, par l’œilleton de la technologie, avec du portable, du SMS et du Wi-fi à gogo.  La famille qui constituait autrefois le socle de nos sociétés est montrée du doigt, ridiculisée. A l’heure de l’ultra communication, dont le mobile est le fer de lance, on peine à écouter les siens. On manque les appels…Non content de faire des parents des accrocs aux portables trop concentrés sur l’objet pour prêter attention à leurs rejetons, ils arment également (et ce n’est que justice) les bambins de téléphones dernier cri qui les tiennent bien loin des leçons que leur prodiguent leurs incompétents de parents. Le trait nerveux et spontané de Jannin est reconnaissable entre mille. L’auteur a pris le parti d’axer l’impact visuel de ses planches sur les personnages. Les décors sont pour le moins minimalistes et généralement esquissés grâce aux effets de couleurs. J’ai passé un excellent moment à la lecture de cette BD. Bonne humeur garantie !